AP11 sur les ondes radio !


Notre chronique radio sur RCF Pays d’Aude , un rendez-vous mensuel autour de notre vision de l’arbre champêtre et des pratiques agroforestières !

Un magazine consacré à l’environnement coproduit par des associations/institutions audoises. Et nous sommes de la partie ! C’est aussi une coproduction RCF, Radio Ballade, Contact FM, Ràdio Lenga d Òc Narbona et Radio Marseillette. L’occasion pour nous de vous proposer d’explorer des thèmes en lien avec notre quotidien professionnel ou de vous faire découvrir des initiatives -Coup de cœur- en lien avec nos valeurs.


La chronique- Arbres et paysages

L’agroforesterie globalement , c’est quoi ?

«Entre le paysan et l’arbre s’étaient instaurées une connivence et même une convivialité, puisque chacun prenait mutuellement soin de l’autre. L’homme de la terre plantait des arbres tout au long de sa vie. En retour, ceux-ci lui prodiguaient ce que l’on nomme aujourd’hui des biens et des services» extrait du livre -le chêne- de Jacques Tassin Chercheur, écologue au CIRAD, le centre international de recherche agronomique pour le développement

Le sol, un patrimoine précieux

Le sol est à l’origine du monde car il le porte, le nourrit et le protège. Il est notre patrimoine le plus précieux, le plus fragile et le plus menacé aussi . Un sol en bonne santé est un sol riche en matières organiques.  Cette matière organique est constituée d’organismes vivants et de matériaux issus des plantes et des animaux. Et en milieu terrestre, le plus important producteur de cette ressource, c’est l’arbre !  «30 à 90 % des racines les plus fines meurent chaque année. La mort racinaire produit alors l’équivalent d’un à cinq fois la quantité de feuilles qui tombent à terre en surface » explique Marc-André Selosse, éminent biologiste spécialisé en botanique et mycologie, dans son livre L’Origine du monde

Les jardins forêt

Comment produire en quantité suffisante, une alimentation saine et durable dans un contexte de crise globale majeure et ce à l’échelle de la planète ? L’arbre est nourricier par nature et depuis toujours. Et sans conteste, il peut de nouveau nous fournir une alimentation saine et abondante. Conscients de cet enjeu, certaines personnes comme Robert Hart et Martin Crawford ont expérimenté un système de production alimentaire qui intègre les arbres dans le potager, en climat tempéré : les jardins-forêt.

Comme un arbre dans la vigne

L’association arbres/vigne se pratique dès l’Antiquité en zone méditerranéenne, notamment dans les plaines et les bas-fonds plus gélifs. Les vignes faisaient déjà bon ménage avec les oliviers et les bandes maraichères. Aujourd’hui, dans le département de l’Aude ,  nous observons depuis 2 ou 3 années, un réel élan de la part des exploitants et exploitantes viticoles : Ils, elles sont de plus en plus nombreux, nombreuses à manifester leur intérêt pour la vitiforesterie.

Des arbres, des vaches et des poules

Les animaux sont reconnus aujourd’hui comme des êtres sensibles. Au delà du fait d’assurer une bonne alimentation, une bonne santé et un bon logement, il est devenu important de tenir compte de leur ressenti émotionnel et leurs besoins comportementaux. Par ailleurs, l’élevage en France est un secteur qui connaît de nombreuses difficultés. Le prix des aliments s’oriente à la hausse. Et ce secteur doit faire face au changement climatique. Alors, comment améliorer les conditions de vie des animaux d’élevage, répondre aux les attentes sociétales et faire face aux enjeux environnementaux et économique des filières d’élevage ?

Les arbres champêtres dans notre département, qui sont ils ?

Un interview d’Olivier Baron, responsable des pépinières du département de l’Aude

L’arbre, un être bien vivant !

Depuis une dizaine d’année, les scientifiques redécouvrent un co-habitant si commun que l’on y prêtait plus attention…l’arbre. Et lorsque l’on dédaignait le considérer, c’était quasi uniquement pour sa valeur économique ou esthétique.  On l’a longtemps perçu figé, immobile, réduit à un état végétatif, à peine vivant !

L’arbre et le phosphore

Cette chronique est un peu différente des autres, puisqu’il ne sera pas directement question d’arbre mais d’un nutriment qui conditionne son existence. Le phosphore est le cinquième élément composant la matière vivante. De fait, il est essentiel à la croissance et au développement des plantes et des arbres. Sans phosphore, pas de photosynthèse !

Changement climatique, nos arbres sont menacés

Depuis quelque temps, nous sommes nombreux à souffrir du manque d’eau. En montagne noire, des arbres jaunissent, rougissent, perdent leurs feuilles en période estivale, symptômes inquiétants quant à leur état de santé…Sans parler des incendies ravageurs, étroitement liés à la sécheresse qui ont détruit, notamment dans le massif de la Clape, des 100 aine d’hectares de forêt, ces dernières années.  Alors que les arbres et les forêts jouent un rôle essentiel face à l’atténuation du changement climatique, leur santé et leur existence sont aujourd’hui menacées par la sécheresse, les incendies, les tempêtes, les vagues de chaleurs ou encore les gelées tardives.

Le droit des arbres

Le 5 avril 2019, une toute première proclamation de la Déclaration des Droits de l’Arbre a eu lieu à l’Assemblée nationale. C’est l’association ARBRES qui a proposé cette nouvelle législation reconnaissant le droit à la protection de l’arbre en tant qu’être vivant à part entière. Cette législation permettrait de renforcer la protection des arbres et de permettre de combattre réellement leur abattage inconsidéré, et toutes autres maltraitances infondées. La société commence à considérer l’arbre comme un allié vital, notamment face aux enjeux climatiques actuels et futurs. Pour autant, il n’y a toujours pas de législation claire en faveur de leur protection !

des paysages et des arbres

L’été est passé. Les guêpiers, splendides oiseaux au plumage bigarré sont repartis vers leur site d’hivernage en Afrique. Lors des prochaines semaines, ils vont survoler de multiples paysages, plaines agricoles, zone urbaine, forêts, crêtes montagneuses, déserts et mer…autant de repères pour ne pas s’égarer. Et pendant, ce long périple, ils vont bien évidemment avoir besoin de faire des haltes, de se reposer …dans les arbres. Les paysages et les arbres accompagnent depuis si longtemps ces courageux voyageurs….

le paysage n’est pas qu’un décor

Avant d’explorer avec vous, la place de l’arbre dans ces paysages que sont nos campagnes, nos villes et nos imaginaires, il nous paraissait essentielle de définir le mot paysage.


il y’a trop de forêt en france

Incroyable ! Indéniablement, la forêt est un élément dominant dans notre paysage audois actuel. De la montagne noire au versant nord des Pyrénées ,des collines de la Piège et du Razès au littoral méditerranéen, en passant par les Corbières et le Minervois, elle est partout. Et d’ailleurs, pour certaines personnes, il y’ aurait maintenant trop de forêts en France !Trop de forêt !???…mais finalement c’est quoi la forêt ? Interroger cette notion dans un 1ier temps peut sans doute relativiser cette affirmation.

les corridors écologiques

L’urbanisation, certaines formes d’agriculture ou encore différentes infrastructures (transport,énergie, etc.) en particulier participent à la fragmentation des habitats et ont pour conséquence de réduire les surfaces et de segmenter les milieux naturels en reliquats. Les déplacements de la faune et de la flore sont alors limités voire empêchés. La circulation des espèces animales et végétales peut être faciliter en reliant les différents habitats, en préservant et en restaurant les continuités écologiques terrestres et aquatiques.

Ré-ensauvager nos territoires

Les planteurs et les planteuses que nous accompagnons manifestent leur désarroi face aux dégâts de plus en plus fréquents que provoquent les chevreuils voraces sur les haies toutes nouvellement plantées. En période de sécheresse, les jeunes arbres sont effectivement tout particulièrement appétants et ces derniers ne s’y trompent pas, surtout si les protections font défaut.Alors lorsque l’on parle de réensauvagement de nos territoires, la tension monte !

Et si, les écosystème naturels étaient des sujets de droit ?

La transformation de nos modes de relations à l’égard des autres vivants pourrait bien passer par une transformation significative des règles du vivre ensemble, par une révolution juridique. Et ce, en accordant une personnalité juridique à la Nature, à l’origine réservée à certains humains. Une révolution qui bouscule notre vision du monde d’un point de vue symbolique et pratique ! Accorder le statut de sujet de droit à la Nature, c’est donner une identité symbolique à un fleuve , à une forêt . C’est lui permettre de défendre ses intérêts, demander réparation, voire siéger dans une instance !

Nos paysages de demain (1/2)

D’après météo France, l’hiver qui vient de s’achevait est le 3 -ème plus chaud mesuré dans notre pays, derrière 2020 et 2016. Par ailleurs, si la pluviométrie moyenne sur l’hiver a été excédentaire sur l’ensemble des régions, elle est déficitaire sur le territoire languedocien avec une diminution de 40% à 50% selon les périodes. Le changement climatique en modifiant de façon conséquente, la température et ses variations, le régime et la nature des précipitation va conditionner sans nul doute l’évolution de la végétation de notre département et de fait, nos paysages.

Nos paysages de demain (2/2)

Au fil des siècles, la place des arbres dans les paysages urbains a évolué : Leur présence s’est raréfiée, souvent sacrifiée au profit du déploiement des routes, des bâtiments et autres infrastructures. Et cette tendance est devenu d’autant plus préoccupante dans le contexte actuel de crise environnementale que nous traversons. Le retour des arbres en ville pourrait nous permettre de voir émerger des villes au sein desquelles il fait bon vivre.


Le mag de l’environnement

Réinventer notre relation avec le vivant

Une sixième extinction de masse des espèces est en cours. La compression du temps associé à l’action massivement destructrice d’une seule espèce vivante, Nous les animaux humains,  est une combinaison inédite dans l’histoire de la planète.  Les insectes, par exemple,  sont particulièrement touchés, avec une diminution de près de 80 % de leurs effectifs constaté en Europe ces 30 dernières années. Parmi eux, les insectes dits pollinisateurs…

Or ces populations animales et végétales, ces mondes qui disparaissent nous fournissent,  l’oxygène que nous respirons , l’eau que nous buvons, les fruits qui nous nourrissent…Notre vie dépend de la vie de ces autres êtres vivants !

Pour de plus en plus de personnes , il est urgent de repenser, d’ajuster notre posture, notre comportement à leur égard !

Pour explorer cet enjeu, l’association arbres et paysages de l’Aude a invité :

  • Claire Brepson et Loïc Brepson, tous deux fondateurs de l’association l’Aude au Nat, qui a pour objet de faire découvrir la nature à tous,  toute l’année !
  • Marina Bellinello, Artiste auteure-compositrice-interprète  et Coach vocal  qui entre autre va prêter sa voix à un 4 ième invité, le livre « Manières d’être vivant» de Baptiste Morizot, enseignant-chercheur en philosophie et écrivain.
j’ai mal à la terre

La crise écologique actuelle peut provoquer un mal être, de la douleur psychologique. Cette souffrance que l’on reconnait depuis peu, touche de plus en plus de personnes.  On parle d’éco anxiété, de solastalgie, de chagrin écologique, de déprime verte ou encore d’éco-burn out. Autant de termes qui décrivent des états émotionnels qui peuvent nous faire perdre pied ! Alors comment poursuivre son bonhomme de chemin le plus sereinement possible dans un monde qui se dégrade, un monde dans lequel le simple fait d’exister en tant qu’être humain contribue souvent à saper les fondements de la vie !

Pour explorer cet enjeu, l’association arbres et paysages de l’Aude a invité :

  • Claire Wallez, psychologue et psychothérapeute, qui s’est spécialisée dans l’accompagnement des personnes éco-sensibles
  • Hugo Salgado, animateur d’atelier autour du travail qui relie, crée par Joanna Macy, une militante écologiste, autrice, spécialiste du bouddhisme, de l’écologie profonde et de l’écopsychologie.
Arbres et haies champêtres, prendre soin de l’existant

La plantation d’arbres a le vent en poupe. Et c’est effectivement un moyen concret de contribuer au redéploiement de nos haies et de nos forêts sur certains territoires !

Pourtant, il y ’a un peu plus d’un an maintenant, nous avons réinterroger les objectifs de l’association jusqu’à ce jour très focalisés justement… sur la promotion et l’accompagnement de la plantation d’arbres et de haies champêtres dans le département de l’Aude…Et pourquoi ne pas préserver l’existant notamment en s’appuyant sur le régénération naturelle assistée !

Ianni Marty , chargé de mission au sein de l’association Arbres et paysages 11 partage le fruit de nos réflexions.

La séquestration du carbone par les arbres, quels enjeux ?

Yogan Monnier et Emmanuel Pistre de l’association Forêtvert Forever ont accepté l’invitation avec l’élan de partager leur vision sur la séquestration du carbone par les arbres, comme solution au changement climatique.

Une école en nature dans le département de l’Aude

Actuellement, en France, les écoles ou les classes dans la nature ont le vent en poupe. Le contact avec la nature aurait des effets bénéfiques sur l’épanouissement, l’apprentissage et le développement d’une conscience écologique des enfants. Pour explorer cet enjeu, Jessica et Majorie, de l’Association Libre Nature  nous parle de leur projet – une école en nature -.

Une danse engagée pour le vivant

Pour le philosophe Baptiste Morizot, le désastre écologique que nous vivons aujourd’hui a pour fondement philosophique une altération de « nos relations au vivant ». Il parle d’une « crise de la sensibilité » majeure, d’ »un appauvrissement de ce que pouvons sentir, percevoir, comprendre et tisser à l’égard du vivant.. ». Alors comment restaurer notre empathie et notre curiosité à l’égard des autres êtres ? est-ce que les arts et notamment la danse peuvent nous aider,  à retisser ce lien, à requestionner et reconstruire plus harmonieusement nos rapports à soi et aux autres, humain et non-humains ? Pour explorer cet enjeu, Camille Cau, Danseuse et chorégraphe, créatrice de la compagnie Pourquoi, le chat , nous partage sa vision.


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